La pluie tombe sur les tôles du warung, dense et chaude, et sur la terrasse d'à côté, un pêcheur continue de trier ses filets comme si de rien n'était. C'est ma première leçon à Phu Quoc, île du sud du Vietnam : ici, la saison humide n'arrête personne, et surtout pas les voyageurs curieux. De mai à octobre, les averses tropicales rythment les journées par intermittence, laissant souvent de larges fenêtres de ciel dégagé entre deux ondées. Plutôt qu'un obstacle, j'y ai vu une invitation : celle de ralentir, d'aller frapper aux portes des ateliers et des cuisines, et de rencontrer un Phu Quoc plus intime, loin des plages bondées et des excursions en bateau.